LES JEUX
willy, les rigoles, 334 rue des pyrénées, paris 20e
Si certains jeux, calmes, consistent à «se taper le carton» entre amis au coin du comptoir, ou remplir une grille de P.M.U., d'autres, sont de véritables défouloirs. Le client trouve alors son plaisir dans le rapport physique qu'il entretient avec l'objet. Un combat contre la matière, qu'il soulève, qu'il étreint, qu'il frappe, secoue et bouscule brutalement. Les objets conçus robustement font alors corps avec le joueur qui les empoigne vigoureusement et les utilise pour purger une haine viscérale. Toute cette énergie dilapidée est transmise à la machine par les interfaces que sont les boutons du flipper, ceux du jeu vidéo, ou encore les poignées du baby-foot. Certaines zones de l'objet deviennent alors de véritables foyers de violence où se déversent toutes sortes de frustrations.